Primavera 2016 : Mon long chemin de croix…

Tout avait pourtant bien débuté… Le matin du samedi 12 mars, je me suis levé avec la sensation de bonne forme. Je n’avais mal nul part, j’étais bien réveillé. J’ai déjeuné, comme d’habitude, 2 bonnes heures avant avant la course. Rien, à ce moment là, ne me prédestinait à une course chaotique comme celle là.

La Primavera d’Andenne, 56km… Euh non 59km! Pour 2000D+… Mais non ! 2200D+ (Les organisateurs nous avaient envoyé un mail 15 jours avant la course pour nous dire le parcours passait de 56km à 59km). Enfin tout ce blabla pour vous dire que cette course était mon premier objectif réel de la saison.

8h20, j’arrive sur le parking quasi vide puis monte dans le bus qui nous amènera au point de rendez-vous. Que dire du point de rendez-vous? La top Classe !  Nous arrivons dans un hangar ou se trouve une arche et une plateforme d’arrivée surélevée. Sur les bords de l’entrepôt, il y avait le stand de retrait des dossards, le bar, un stand Salomon pour tester les nouvelles SpeedCross 3.

8h55 : Les organisateurs nous font un petit breifing de la course et nous avons droit à la photo de groupe. Une fois cela terminé, l’ensemble du peloton se dirige vers l’extérieur car le départ sera donné sur un pont enjambant la Meuse. Et quel départ !  Pas le temps de le voir arrivé ! Une fois mis un pied sur la le pont que le départ était déjà donné !

 

Accompagné du brouillard, nous nous élançons à l’assaut de la Primavera ! Après un petit kilomètre, nous rentrons dans le vif du sujet avec déjà une belle cote après laquelle nous rentrons dans les bois pour monter encore pour sortir de la vallée de la Meuse. 🙂

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A ce moment là tout va pour le mieux ! Mon moral est au top et mon physique au maximum de sa forme. Mais surtout, je suis bien entouré de deux Cédric’s. Le premier (dossart 5217) était celui qui m’avait sauvez mon Trail des Bosses et le second (dossart 5184), nous nous suivont sur Strava.

Très vite, nous laissons Cédric 5184 pour qui c’est le premier trail de plus de 33km. Il a avait raison de partir à son aise connaissant ce qui suit !

Les paysages sont magnifiques, mythiques, magique ! Les forêts de sapin et les plaines embrumées se suivent, les montées et descentes aussi. Entouré de ses paysages, Cédric 5217 et moi courront à notre aise mais avec un bon rythme. Je suis épaté de la forme de mes jambes ! Mes SpeedGoat accrochent le sol à balle de guerre et mon survet Poli Himal Atome 2 me protège à souhait du froid matinal.

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Après 14 km, tout se complique… Je suis à la traine. Les nausées me montent, m’envahissent. Nous arrivons au premier ravitaillement après 18km. Je n’y prête pas attention au début et me dirige directement à couvert. La merde, c’est le cas de le dire : j’ai une diarrhée canon. Après un bref passage par la case ravito nous redémarrons. Je ne vais pas suivre Cédric 5217 bien longtemps. Au 24ème kilomètre se dresse devant nous une montée qui fera des dégâts. Je dis à Cédric de continuer. Mes nausées ne passent pas… Je vomis à plusieurs reprises. Je ne vais pas bien du tout. Je vois des étoiles. Je m’arrête de nouveau car ma diarrhée me rattrape.

28km… Je ne profite plus de rien. J’essaie de boire beaucoup car je me déshydrate beaucoup. J’arrive au deuxième ravito où je retrouve Cédric. Je décide de prendre mon temps. Il est à noter que les ravitos sont monstrueusement bien copieux et fournis ! Les bénévoles ont fait le boulot comme il faut! Je redémarre avec mon acolyte. Mais il ne restera pas bien longtemps avec moi.

Je multiplie les arrêts. Mon corps ne veut plus continuer, mon moral non plus d’ailleurs. Les concurrents me dépassent pas dizaine. Déjà au 20ème kilomètre, ma tête me disait d’abandonner. Mais pour mon amour propre, l’abandon n’est pas une option ! Même si je dois mettre 10h pour finir les 21km restant, je dois terminer!

47km, troisième ravitaillement. En plus de mes nausées, mes Hoka One One Speedgoat ne m’épargnent pas des cloches. Et pourtant je n’avais ma lésiné sur le Tape avant la course. J’avais pris soin de recouvrir les parties qui m’avaient tant fait souffrir au Trail des Bosses. Et vous savez quoi? les cloques sont apparues autour des Tapes ! Misère !! Je pense que ces Speedgoat ne sont pas faites pour moi.

J’aperçois le second Cédric (5184). Il gère sa course à fond ! Il ne lâche rien. Il a la patate  et il m’épate! Nous repartons ensemble du dernier ravito mais quelques kilomètres plus loin je dois de nouveau faire un arrêt. Les vomissements et la diarrhée ne me lâchent plus.

Pour continuer dans ma galère, ma Polar M400 me lâche après 7h35 de course et 52km. Pour une montre qui devait avoir 6h d’autonomie c’est vraiment pas mal. Mais bon. Plus moyen de savoir ou j’en suis.

58ème kilomètre, 8h20 de course. La dernière cote se profile devant nous. Cette dernière porte bien son nom : Le Calvaire ! Je suis à bout. Je ne vois presque plus rien à part des étoiles et le chemin devant moi. Le reste est flou…

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Au final, j’aurai parcouru les 59km (ou 61km comme diront beaucoup) en 8h35. Au terme de ce trail j’aurai perdu 5kg et mais pas mon mental de guerrier.

Je voudrais remerciez les organisateurs pour un trail sans fausse note mise à part quelques points de balisage et d’erreur de kilométrage. Le parcours et les ravitos étaient magnifiques ! Vite prendre ma revanche l’année prochaine!

Je n’oublie pas, Cédric (dossart 5184), de te féliciter. Tu peux être fière de toi. Tu as géré comme un chef ce premier 60km ;-).

Merci d’avoir lu jusqu’au bout. C’était l’histoire d’un petit Traileur en pleine galère !

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Matériel utilisé :

After Movie :  https://vimeo.com/158959730

Les points positifs : 

  • Le BUFF offert
  • Un parcours magnifique
  • Des ravitaillements au top
  • Le trophée pour chaque participant du 59km
  • Les points UTMB
  • L’intervention de l’organisateur à l’arrivée du trail pour te demander ‘HIMSELF’ si tu as aimé le trail.

Les points négatifs :

  • Certains fléchages pouvant porter à confusion
  • Kilométrage pas très juste

 

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7 réflexions au sujet de « Primavera 2016 : Mon long chemin de croix… »

  1. Fière de toi Youri malgré les malaises tu as été jusqu’au bout de ton trail; Tu devrais quand même être plus vigilent la prochaine fois car la déshydratation est grave et c’est celle-ci qui t’a fait voir des étoiles. En tout cas chapeau bas pour ta performance car il faut une volonté d’acier pour effectuer ce genre de performance. Bravo à ton Cédric. La prochaine fois j’espère que tu n’auras plus de problème de santé; Bravo mon grand et comme je te dis toujours : »cours Forest cours ». Je t’embrasse.

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  2. […] Cela faisait déjà 3 ans que je m’alignais sur l’épreuve reine de la Primavera. Après une première année catastrophique et une deuxième signe de revanche, je n’allais manquer pour rien au monde une troisième année consécutive. À la surprise de tous, il y a quelques mois,  les organisateurs nous avait concocté une course unique dans le paysage belge : une boucle de 7,3km pour 300D+ à faire au maximum 60 minutes. Toutes les heures un nouveau départ est donné. Tout coureur arrivant au-delà des 60 minutes est éliminé. Simple ! Et pourtant! […]

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