Trail de l’Orneau 2016 : La magie d’une balade entre potes

Les fraîches températures berçaient ce dimanche d’octobre. La brume baignait la campagne gembloutoise. Et comme chaque année, j’avais attendu ce jour. Le jour où j’avais l’occasion de faire ma passion, le trail, dans le jardin de mon enfance…

orneau-6Le Trail de l’Orneau en est à sa 5ème année d’existence et, au vu des chiffres, sa renommée n’est plus à faire. D’un peu plus de 450 participants en 2012, le nombre de traileurs est passé à 915 en 2016. Quelle belle preuve de réussite non? La collaboration entre le GAG (Groupe Athlétique de Gembloux) et le GTC (Gembloux Triathlon Club) fonctionne à merveille. Il est étonnant de voir à quel point ils arrivent à associer l’esprit originel du trail, l’écologie et la solidarité. Il me tient vraiment à cœur de remercier les bénévoles pour leur travail titanesque effectué pour rendre possible cette fête du trail. Car en plus des tâches habituelles lors de pareils événements (repérages, balisages, autorisations ou encore ravitaillements), ces derniers ont été capables de nous fournir des services originaux et inhabituels tels qu’une garderie ou encore un stand « produits du terroirs ». Et quoi de mieux que d’associer tout cela à une noble cause? Car sachez, une partie des bénéfices est reversée à une association et cette année « Le Ressort » était l’heureuse bénéficiaire.

orneau-5Revenons dans le vif du sujet… Ma montre affichait 9h15 quand je suis arrivé à la bulle de Bossière (lieu de départ) et la salle était déjà en pleine effervescence. L’ensemble des coureurs affichaient tous leur plus beau sourire. Après un passage rapide à l’intérieur pour prendre mon bracelet…. Oui vous avez bien lu ! Un bracelet muni d’un code barre à la place des habituels dossards à puce afin de limiter l’impact écologique. Soit ! Comme je le disais, après un rapide passage à l’intérieur pour prendre mon bracelet, je me suis dirigé à l’extérieur pour retrouver des amis : Cédric (deuxième auteur du blog) et Julien (blogueur des Sentiers du Phoenix). Déjà là, la course prenait un autre tournant. La balade à la maison devint une sortie entre potes!

10h sonnait le départ pour les participants des 2 distances (19km et 33km). Je m’élançais pour la plus grande des distances. Comme l’année passée, nous étions accompagnés par les modèles réduits et drones des Accros du Servo. L’air était frais mais je n’y pensais pas. Une seule chose importait à ce moment précis : profiter un max de cette sortie entre amis.

De la bulle de Bossière nous nous élancions vers Mazy en passant par le Bois des fours à chaud, lieu où nous nous séparâmes du 19km. orneau-8Chaque sentier de ce bois était mis à profit. Nous passions les cordes de l’année passée, sortions du bois et partions vers le golf de Falnuée. Les muscles commençaient à chauffer. Cette première partie où nous contournions le golf était vraiment roulante et, à plusieurs reprises, nous nous sommes obligés à ralentir. Dommage, j’étais à ma vitesse de croisière. L’ambiance était vraiment sympa ! On papotait, on rigolait, on prenait des photos. En parlant de photo.. Comment trouvez-vous celle de nous 4 ci-contre? Cette dernière a été prise vers la fin de la première boucle, en sortant du green. Nous déboulions sur un chemin en pierre (type chemin de fer).

A la fin de ce chemin, la balade entre potes prit de nouveau une toute autre dimension au moment au Cédric trébucha et s’ouvra le genoux et les mains. L’entraide coula de source et elle ne quittera plus cette journée.

2016-10-23-11-05-47A nouveau, nous sommes rentrés dans le bois des fours à chaud en remontant… par les cordes!  Comme l’année précédente, nous rejoignions le parcours du 19km et redescendions vers les carrières. Arrivé au pied de la rue Mautienne, plus de pont pour enjamber la ligne de chemin fer ! Comment allions-nous faire?! (petitrime :-P) Pas de problème! L’organisation avait tout prévu. La circulation des trains a été interrompue pour l’occasion. Ce qui nous a permis de traverser les voies.

La première « vraie » difficulté et les premiers D+ se présentèrent à nous pas longtemps après dans la rue d’Alvaux. Je pense que ce fut réellement la première montée qui m’obligea à marcher. C’est à ce moment là aussi que Cédric et moi avons perdu Julien. Visiblement, il souffrait de maux  intestinaux…

2016-10-23-11-39-01-hdrUne fois arrivé au sommet de la difficulté, nous redescendions vite (oui après une montée il y a souvent une descente) vers Corroy-le-Château par un sympa single track. Très vite, après avoir traversé une prairie, nous rejoignions le château du village. Aveuglé par la beauté de l’édifice du XIII siècle et malgré un balisage irréprochable, nous avons réussi à nous tromper de chemin. Au lieu de tourner autour dans le sens anti-horlogique, nous avons fait l’inverse. Ouf, sans conséquence car nous sommes tombés sur le premier ravitaillement et ce après 18km.

Rien à dire sur le ravitaillement !  Prévu au bon moment, ce dernier était vraiment bien placé. De plus, il était complet et sans exagération. Pour grignoter, du sucré et du salé nous étaient proposés. Pour les boissons, nous avions le choix entre coca, boisson isotonique et de l’eau. Que demande le peuple?

Cédric et moi redémarrions quelques temps après Sylvain qui nous avait lâché quelques kilomètres auparavant. Nous repasserions par le château pour nous diriger vers la mythique…. « Prairie infernale (Enfonce-toi si tu peux) », telle qu’elle est nommée sur Strava ! Ce segment de prairie, magnifique mélange de boue, de bouses de vache et d’eau fait parler d’elle chaque année. Mais pour cette année, nous n’avons rencontré aucun problème car il n’avait pas beaucoup plu la semaine précédent l’événement.

2016-10-23-12-02-54Une fois passée la prairie infernale, nous nous dirigions vers la station d’épuration de Gembloux. Passons en contrebas du château de Vichenet pour arriver à la seconde courte difficulté : le chemin de la Haute Bise (300m et 34m D+). Insignifiant me direz-vous, mais parfait petit casse patte pour y planter un photographe. Photo!

Après un petit kilomètre d’asphalte et un « point d’eau », nous sommes repartis dans les bois pour ne plus en sortir avant 6 km. De Ferooz nous descendions le bois pour atterrir à l’étang de l’Argaux. Un petit coup d’œil par dessus l’épaule après Cédric qui commençait à sérieusement souffrir de sa chute et… Oh!!! Voilà Julien qui revint parmi nous! Super ! Nous étions trois pour courir sur les chouettes sentiers qui contournaient le château de Lonzée! Il est vrai que ces petits chemins à l’allure de single track étaient vraiment sympa à courir. Il y avait moyen de placer quelques petites accélérations et jouer un peu. Enfin pas trop, mes deux congénères souffraient.

2016-10-23-12-28-01Je le savais depuis le début de la journée que je ne ferais pas ce trail pour claquer un temps. J’étais vraiment dans ma vitesse de croisière dans le golf de Mazy mais nous avons décidé de lever le pied. Et malgré ma douleur au tendon d’Achille du pied gauche, cela faisait déjà 10km que j’avais encore levé le pied pour attendre mes amis. Nous avons quitté le bois et le chateau de Lonzée. Et sur la remontée sur Ferooz, je me suis senti investi d’une mission : tirer mes amis pour rejoindre l’arrivée…

Nous avons donc retraversé Ferooz  et sommes redescendus vers le bois Rombus. Nous le savions tous, à la fin du bois, après avoir passé la route, la dernière difficulté nous attendait. La pire…

orneau-10Nous avons enjambé la route des grands Ha et sommes tombés nez à nez avec le stand des produits du Terroir. Nous avons pris le temps, Julien et moi de nous arrêter. Je bus une vodka, Julien pas (vous savez pourquoi). Cela a donné l’opportunité à Cédric de revenir sur nous après s’être laissé distancer. Mais il fallait revenir à la réalité, la prairie parallèle à la rue des Grands Ha nous attendait avant de finir. Un véritable petit mur ! J’ai tout fait pour tirer mes amis: je les ai supportés et motivés. Finalement nous sommes revenus sur Bossière, l’arrivée se profilait.

Nous franchissons la ligne après 3h15 de course et retrouvons Sylvain, qui visiblement a souffert aussi. A l’extérieur, l’organisation avait tout prévu : un cornet de pâtes en échange du bracelet « dossard ». Ecologie 10/10 ! Je n’y ai pas trop pensé, mais 5 kinés étaient mis à disposition des traileurs. Une organisation au TOP !

Mesdames et Messieurs les organisateurs et bénévoles, merci ! Ne doutez pas de mon retour l’année prochaine. Je ne doute en aucun cas de vos capacités à savoir m’épater d’année en année… Merci à Julien, Cédric et Sylvain pour cette bonne partie de plaisir !

Matériel utilisé

  • Casquette : Casquetteurs « Ultra T »
  • T-Shirt : Asics Fudji Trail Graphic
  • Longue manche :  Kalenji Eliorain Gris Noir
  • Slip : Boxer Running Ediken Kalenji
  • Short : Craft Short Perfomance Hybrid Run
  • Chaussettes : Falke RU4 Cushion
  • Chaussures : Kalenji Kiprun Trail XT6 (Prochain test)
  • Sac hydratation : Oxistis Hydrabag 10L Bottle +  2 Softflask Salomon
  • Montre : Garmin Fenix 3 HRM

 

 

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6 réflexions au sujet de « Trail de l’Orneau 2016 : La magie d’une balade entre potes »

  1. Merci de ces nombreux compliments ! C’est avec Grand Grand plaisir de lire ton article sur notre trail. Pour l’avoir couru l’année passée, j’y avais pris beaucoup de plaisir surtout dans la prairie infernale ! Mais cette année ci je l’ai ouvert en VTT et vous m’avez donné également beaucoup de plaisir et de fil à retordre 😉

    J’ai laissé mon CR sur –> http://www.2fortri.be 😉

    A bientôt et on va essayé de vous faire une surprise pour l’année prochaine 😉

    Aimé par 1 personne

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