La Primavera : le dernier homme debout

Il y a des courses qui vous attire de par leur renommée. Il y en a d’autres où vous retournez d’année en année. Et puis il y a celles dont le concept innovant vous donne l’eau à la bouche. En ce qui me concerne, la Primavera regroupe ces trois critères. Après trois années de prospérité en proposant des rendez-vous « classiques », la course Andennaise a décidé d’innover en proposant une course atypique reprenant le même principe que la « Big Dog Backyard » du célèbre Lazarus Lake, créateur de La Barkley.

primaveraCela faisait déjà 3 ans que je m’alignais sur l’épreuve reine de la Primavera. Après une première année catastrophique et une deuxième signe de revanche, je n’allais manquer pour rien au monde une troisième année consécutive. À la surprise de tous, il y a quelques mois,  les organisateurs nous avait concocté une course unique dans le paysage belge : une boucle de 7,3km pour 300D+ à faire au maximum 60 minutes. Toutes les heures un nouveau départ est donné. Tout coureur arrivant au-delà des 60 minutes est éliminé. Simple ! Et pourtant!

La matinée augurait une journée froide et sèche. 3 petits degrés pointaient au thermomètre. Mais cela ne me posait pas problème, que du contraire ! Je suis un coureur qui aime courir par temps froid. J’étais content d’enfin recommencer la saison. Une grosse partie de mes copains et connaissances traileurs avait également coché ce rendez-vous dans leur agenda. La journée promettait d’être génial.

cofLe lieu de rendez-vous avec changé par rapport aux autres années et avait posé ses valises au centre sportif, l’Andenne Arena. À l’intérieur, on retrouvait l’imposante structure d’arriver comme tous les ans. L’organisation s’affairait déjà à préparer le départ est le ravitaillement. La zone de ravitaillement garnie de ses rangées de bancs numérotées n’attendait que l’arrivée des guerriers. Malheureusement pour moi cette zone était organisée par ordre alphabétique. Par conséquent j’étais presque obligé de faire un 110 m haie pour arriver à ma place.

11h50, nous sommes 279 courageux et courageuse à nous est lancé pour ce qui allait être un défi majestueux ! Pour vous décrire brièvement le parcours, celui-ci débutait par allons single track de 1 km plus ou moins à travers champs. Ensuite, se profilait déjà la première difficulté : la première longue côte. Elle n’était pas spécialement compliquée ni technique. Ensuite nous nous enfoncions dans les bois en empruntant un petit chemin en pente descendante pour arriver à la seconde difficulté : une belle montée garnie de cordes pour aider à l’ascension. Après ça s’ensuivait 2 km sans réelle difficulté mais bien boisé avec quelques petites bosses. Pour finir une longue descente nous ramenait à notre point de départ.

Malgré le nombre peu élevé de tours que j’ai pu effectuer je peux vous affirmer que même le premier tour avait son lot de difficulté. Imaginez 270 coureurs à faire circuler sur un single track. Ça bouchonne vite ! Cela vous fait perdre du temps. D’ailleurs cela bouchonnait à chaque « difficulté » et je compris à cet instant pourquoi le premier tour bénéficiait de 70 minutes plutôt que 60.

Ainsi, pour éviter les désagréments du nombre de coureurs, je partis à l’avant du groupe pour le deuxième et le troisième tour. Il ne fallait pas, pour autant, lâcher les chevaux car la route devait encore être longue. À ce moment-là je me sentais encore bien. J’étais enfin chaud et motivé.

BELGIUM RUNNING (Copyright : Vincent Lorent)

Malheureusement cela commença à se compliquer à partir du quatrième tour… Les crampes commencèrent à me prendre de tous les côtés: les mollets, les quadris et les fessiers. Le problème dans ce genre de course, et que vous ne pouvez pas vous permettre de vous reposer 10 minutes sur le bord du chemin pour étirer vos crampes. Cela deviendrait trop préjudiciable sur votre temps de repos à la fin du tour. Je n’avais donc pas le choix, je devais serrer les dents !

Le cinquième tour commença exactement de la même manière. Accompagné de mes crampes, je n’avais d’autre choix que de continuer au mental. Mais ces dernières m’empêchaient de progresser à bonne vitesse. Les minutes défilaient et je voyais le terme des 60 minutes se rapprocher dangereusement. Pour vous dire, je suis arrivé à 59 minutes et 30 secondes. Il ne me restait donc qu’une demi-minute pour me présenter au départ du 6e tour. Mais après 2 heures d’agonie, mon mental ne put retenir mon physique… J’abandonna…

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BELGIUM RUNNING (Copyright : Vincent Lorent)

La Primavera avait été plus forte que moi. En fin de compte elle avait été plus forte que 278 autres coureurs. Mais mon estime en avait pris un sérieux coup, physiquement j’étais capable d’aller beaucoup plus loin. Je pensais mon mental à l’épreuve de tout… J’avais tord! Cette course vous usait tour après tour, heure après heure. À chaque boucle, les courageux et courageuse était de moins en moins. En fin de compte, après 18h d’effort, un seul homme resta debout : Eric Brossard.

En fin de compte, cette course avait complètement réussi son pari. Celui de devenir un rendez-vous hors norme et complètement addictif. Car oui, je ne vous le cache pas, en 2019 et pour la seconde fois, j’irai prendre ma revanche sur la Primavera ! Pour finir, je voudrais remercier David Bertrand, l’ensemble de l’organisation et bénévoles de pouvoir nous proposer un événement nouveau dans le paysage du trail belge. Mais surtout une course aussi bien réussie!

Matériel utilisé :

  • T-Shirt : New Balance Seasonless short sleves
  • Short : Craft Short Perfomance Hybrid Run
  • Seconde couche : Kalenji Kiprun Skincare
  • Chaussettes : X-Socks Run Performance
  • Chaussures : New Balance Fresh Foam Hierro V3
  • Veste : The North Face Flight Series Fuse
  • Montre : Garmin Fenix 3HR
  • Casquette : Compressport Flat Red
  • Cache cou : Wind X-Trem Wind Licenses Belgium Edition
  • Sous-vêtement : Kalenji Boxer Running Seamless
  • Manchettes : Kalenji Couvre Bras
  • Manchons : Compressport R2V2
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