La Bouillonnante 2018

« L’enfer des Ardennes », « L’exigence trail à la belge », « Monument du trail belge » ou encore « La course qui portait bien son nom ». J’avais l’embarra du choix comme titre à mon article! La Bouillonnante, manche du Salomon Over The Mountain Challenge ne figurait pas sur mon agenda de course 2018. Mais à une semaine du rendez-vous, impossible de résister à la tentation de m’aligner. Il était clair que j’y allais sans aucune prétention de résultat et temps. Mon entraînement avait été, jusque là, très éparse. Le plaisir était le maître mot de ce samedi 21 avril 2018.

A notre arrivée, vers 6h30, la météo était déjà au beau fixe et la température me semblait parfaite. Les participants au 50km (2450D+) se faisaient attendre et arrivaient au compte goûte. L’envie d’en découdre et de fouler les sentiers se faisaient ressentir auprès des concurrents déjà présent. Après 12 éditions plus que réussie, l’organisation avait, de nouveau, mis les petits plats dans les grands pour faire de cette 13ème Bouillonnante, un succès!

Les lueurs matinales soulignaient les remparts du château, ce qui le rendait encore plus majestueux. Les presque 500 concurrents de la grande distance s’affairaient derrière la ligne de départ, transformant la forteresse en fourmilière. Contrairement à l’année passée, Cédric et moi avions décidé de nous placer en première ligne afin de ne pas subir les bouchons du premier tunnel et de la première grosse difficulté 2 kilomètres plus loin. Et au vu des pointures comme, Olivier Remacle, Valentin Bernard ou encore Eric Borssard, qui s’amassaient en première ligne, ça promettait de partir fort. Très Fort!

8h, « The Mass » de Era sonne le départ et comme on s’y attendait, ça part vite, très vite! Même beaucoup trop pour moi. Les deux premiers kilomètres qui longent la Semois se font en 4’20 au kilomètre : trop rapide pour débuter un 50 bornes, en ce qui me concerne. Mais au moins, nous avions réussi notre pari de ne pas être dans les bouchons. La première bosse se profile et fait déjà bien mal aux guibolles! C’est à ce moment là que je décide de faire la Bouill’ 2018 en mode « rando-trail ». Mon corps n’avait pas envie de se faire mal et ma tête n’aurait pas le dernier mot aujourd’hui. Je voulais prendre du plaisir et profiter de la région.

Je n’allais pas être déçu! La vallée de la Semois est magnifique dans son habit deprintemps. Le soleil sublimait la forêt et la rivière. Les points de vue se suivaient à n’en plus finir. Nous en prenions plein les yeux et plein les jambes! Cette course mythique tenaient toutes ses promesses de difficulté et n’était qu’une succession de côtes « casse-pattes », de chemins techniques et de descentes raides . Le manque d’entrainement de ce début d’année se faisait ressentir : les pas étaient lourds, la démarche raide, les muscles endoloris… Un autre paramètre apparaissait doucement, celui de la chaleur. Cette dernière devenait toujours, plus pesante, plus étouffante heure après heure…

Le premier ravito à Frahan pointait le bout de son nez après 17 kilomètres et une seule envie me venait à l’esprit : celle d’abandonner. Mon corps ne suivait plus, le parcours et surtout la chaleur étouffante usaient ma volonté minute après minute. Mais pas le temps de réfléchir, il faut déjà repartir….

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Au fur et à mesure que nous nous rapprochions de l’arrivée, kilomètre après kilomètre, heure après heure; les sourires disparaissaient, les discussions se faisaient plus discrètes et la fatigue se dessinait les visages des coureurs. Mais une chose nous faisait continuer, pas après pas, côte après côte, difficulté après difficulté… Le bonheur de déambuler dans cette nature et ces magnifiques forêts. La beauté du parcours ; magnifique mélange de ce que la Belgique peut proposer de mieux; single track, côtes casse pattes, descentes vertigineuses, cordes ou encore échelles était aussi une motivation en soit.

Pourtant, sur le moment, vous n’imaginez même pas le nombre de fois que j’ai maudit les chemins empruntés ! Comme au moment de l’ascension de la double crête de Frahan : 180D+ prit en un rien de temps. Mon dieu qu’elle a piqué celle-là ! Et puis le réconfort, ce que l’on avait redouté l’année précédente et que l’on attendait avec impatience cette année-ci : les passages à gué! C’était une véritable bénédiction avec cette chaleur pesante. Il ne m’en fallait pas tant pour me rebooster sur les 4 derniers kilomètres.

A peine 8h00 de souffrance m’aura amené à l’arrivée sur l’esplanade du chateau de Bouillon; soit 3h30 de plus que Olivier Remacle, vainqueur de la course. Un tiers de journée d’introspection et d’entrainement pour les objectifs à venir: l’Ultra Di Corsica et Belle-Ile-en-Trail. Mais ce je retiendrai, c’est qu’une fois de plus, nous avons eu droit à une organisation de premier ordre dans un décor de rêve. Merci à Etienne Van Gasse et ses acolytes de nous avoir proposé un rendez-vous plus que réussi : un parcours de feu, un fléchage irréprochable, des ravitos plus que suffisant et une ambiance de feu! Pour conclure, un grand bravo à tous les participants finisher ou pas, sur petite ou grande distance… Bravo!

La-Bouillonnante-2017-tous-les-parcours-impression

Matériel utilisé :

  • T-Shirt : New Balance Seasonless short sleves
  • Short : Craft Short Perfomance Hybrid Run
  • Chaussettes : X-Socks Run Performance
  • Chaussures : New Balance Fresh Foam Hierro V3
  • Veste : The North Face Flight Series Fuse
  • Montre : Garmin Fenix 3HR
  • Casquette : Snap Back Trail Hysteria
  • Sous-vêtement : Kalenji Boxer Running Seamless
  • Hydrobag : Freexion Gilet Free Race
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