Belle-Ile-en Trail 2018

La Bretagne… Cette terre on ne l’associe pas forcément à pratique du trail et pourtant. Certains grands noms du trail en sont originaire comme Christophe Malardé. Et puis quelques courses valent vraiment le détours comme le Grand Raid du Morbihan ou le Trail du Bout du Monde.

ob_927eb0_belle-ile-0Mais la course qui nous intéresse ici représente un peu le Graal du Trail dans la région la plus occidentale de France. Belle-Ile-en Trail ! Je vous plante un peu le décors. Ce rendez-vous, soumis à tirage au sort, ne se déroule que tous les 2 ans. Le principe est simple, faire le tour d’une île. Mais quelle île! La perle de l’Atlantique : Belle-île-en-Mer. Sa longueur de 17km de long pour 9km de large lui permette de proposer un ultra-trail de 83km. Le mythe ne s’arrête pas là…


Déjà rien que prendre le bateau pour ce rendre sur Belle-Île représente un voyage, un dépaysement en soit. Et puis on pose le pied à Le Palais. La ville principale de l’île est magnifique et vous plonge directement dans une carte postale typiquement Bretonne. En milieu d’après-midi du vendredi, la cité grouille déjà de centaines de traileurs. Il est 15h et je m’en vais chercher mon dossard.

Pour ce faire, nous avions rendez-vous au centre culturel de Le Palais. Le retrait des dossards se fait très rapidement et est accompagné d’un t-shirt et d’un sac goodies Columbia. En tant qu’étranger (non Français), j’ai le plaisir d’être interviewé et lors de la course, de me faire suivre durant la course par des caméras. La classe!

Samedi, 7 heure du matin, nous sommes un peu plus de 500 coureurs et coureuses à nous lancer pour l’Ultra des Vagues et ses 83km. Il fait encore noir mais pourtant, malgré ce matin d’automne et un léger voile nuageux, la température est parfaite. La nostalgie de ma course d’il y a deux ans me revient directement.

Après une rapide boucle dans la ville, accompagné de feu de bingales et ensuite des murs d’enceinte de la citadelle (où au passage, je fais un dernier bisou à la femme et mon fils), nous arrivons vite sur le sentier côtier. Ce dernier fait parti du GR34 et fait intégralement le tour de l’île.

Je pense que c’est exactement à ce moment là que la magie Belle-Île-en-Trail opère le plus. Le jour pointe le bout de son nez, les sentiers en single illuminé des centaines de frontales sont joueur à souhait et à ce moment là, la fatigue n’est pas encore là. Cet ensemble constitue un cocktail détonnant vous faisant planer dans une féerie qui semble être à mille lieux de la vie réelle. Les virages le long de la côte bordées de fougères s’enchaînent, de même que les « UP and down » assez tape cul. Voilà à quoi se résume les 17 premiers kilomètres séparant Le Palais de Locmaria (la pointe la plus septentrionale de l’île). Magnifique !

Locmaria est aussi le premier ravitaillement. Un ravito on ne peut plus complet avec du sucré, du salé, de l’eau, du coca. Le tout servi par des bénévoles vraiment sympa. Durant celui-ci, je croise la route de François du blog Planète Trail. Et avec lui je ferai une bonne partie de la course jusqu’au ravito suivant 18km plus loin.

Cette première partie s’achève et le parcours passe de l’autre côté de l’île. Le changement de décors est radicale. Les petites criques et les côtes bordées de fougères laissent place à de grandes plaines perchées sur de hautes falaises balayée par les vents venant de l’océan Atlantique. Je vais vous avouer que cette partie ne m’a pas marqué en soit. Sûrement parce que j’ai passé beaucoup de temps à tailler une bavette avec François. Mais à peine fait connaissance et un peu blagué que 2 heures et demi sont déjà passées et nous voilà déjà à Bangor…

Pour nous emmener à la ville du centre de l’île, le parcours s’est un peu éloigné de la côte. 38km kilomètres ont passé depuis notre départ. Et je profite de ce deuxième ravito pour retrouver ma petite famille. Quel plaisir de les retrouver! Je décide de prendre mon temps, de m’asseoir un peu pour me ravitailler. Je m’enfile deux tartines jambon/fromage, une compotine et une barre Trôbon. Je passe un manche longue et redémarre. C’est à ce moment là qu’une autre course commence…

La météo va très vite se dégrader pour laisser place à un temps purement breton où les bourrasques se mêlent à la pluie. Pour ne rien arranger, nous continuons notre périple sur la partie côté océan de l’île. Ce qui implique que, sur les plaines perchées sur les falaises, nous sommes exposer aux intempéries et au vent. Mais quoi de mieux qu’un temps breton pour visiter la Bretagne, pour vivre la Bretagne.

Très vite je me rends compte que j’aurais du enfiler ma veste beaucoup plus tôt. Trop tard, je suis déjà trempé. Au moins elle me protégera du vent. Ces conditions difficiles mêlées à la fatigue font que je traverse une période assez compliquée. Très vite, le ras-le-bol me gagne et ce ne sont pas les 8 km à l’intérieur des terres, après les mythiques aiguilles de Port Coton au kilomètre 49, qui auront arrangé quelque chose. Je ne pense pas me tromper si je vous dit que 2 tiers de cette partie étaient composée de macadam. Le ravitaillement du 55km ne me motivera pas plus car il ne comportait qu’un point d’eau. Je décide donc de me consoler par mes propres moyen en dégustant un délicieux Chococroc concocté par Wild&Run.

La motivation ne me reviendra qu’au kilomètre 65, à la vue de la Pointes des Poulains. Il s’agit du point le plus au nord de l’île. Cela voulait dire que nous allions repasser à la façade continentale de l’île. Pas que je n’étais pas fan de la face océanique mais, au moins, du coté continent, nous étions à l’abris du vent. Nous n’étions pas loin du prochain ravitaillement non plus.

Parlons-en de ce ravitaillement. Ce dernier se trouvais à Sauzon au kilomètre 70. Heureusement, c’était un ravito avec de quoi manger. Je me souviens m’être enfilé une bouteille de coca entière et 3 tartines jambons-fromage. j’y retrouve le cameraman que je n’avais pas vu auparavant. il profitera de cette arrêt pour me demander mon ressenti sur la course et me dire qu’il me captera sur le reste du parcours et à l’arrivée. Je redémarre après 10 minutes, et déjà, je ressens les bénéfices du ravitaillement. A la sortie de la ville, je me permets de faire un rapide arrêt à la terrasse d’un café pour demander une gorgée de Chouffe à un jeune attablé. C’est parti pour en découdre avec les 10 derniers kilomètres…

Les sensations sont de retour, le mauvais temps a disparu, les chemins sont joueurs à souhait. Je pète le feu! Décidément, je préfère vraiment les chemins de la partie continentale. Nous passons de crique en crique et je rattrape coureurs après coureurs. Un, deux, dix, vingt… Chaque kilomètre qui me rapproche de l’arrivée est une motivation supplémentaire. Comme il y a deux ans, cette dernière partie me laissera  un magnifique souvenir.

Le Palais! Nous y voilà! Plus que 2 kilomètres, le tour du port, la montée vers les remparts. Je sors mon drapeau belge et retrouve ma petite femme avec mon loulou. Le bonheur est entier,et pourtant, il faudra attendre la dernière ligne droite pour qu’il soit à son paroxysme. Moi, ma femme, mon fils. Mains dans la mains, le drapeau belge brandit haut et fier…


Il est clair que pour la seconde fois, Belle-île-en-Trail m’aura charmé et laissé un souvenir impérissable. Cette course aura réussi à toucher chaque coureuses et coureurs par la beauté des paysages atypiques, les changements de décors brutaux et un terrain tape-cul mais joueur à  souhait! Une course à faire!

Matériel Utilisé :

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