Trail des Cisterciens 2019

Il est clair que ce rendez-vous est une course à part. D’une part parce que c’est le seul ultra du centre de la Belgique mais aussi parce que son profil est très plat. Mais au delà de ça, je suis venu à Tangissart pour autre chose…

Je suis venu y chercher un trail à taille humaine, organisé par des passionnés où je pourrais partager quelques bornes avec des potes. Vous avez là, la recette d’une course réussie.


Il est 4 heure du matin le 5 mai dernier, quand 128 traileurs s’élancent sur les 100 km des Cisterciens. La météo était idéale pour s’attaquer au colosse du jour : pas de pluie, une température légèrement frisquette et des jambes qui démangent. Au début, nous avions convenu Cédric et moi de faire la course ensemble et heureusement car je pense que tout seul, je serais parti beaucoup trop vite. Elle est là toute la difficulté d’un parcours très plat. Dés le début, vous pouvez vous emballer et partir comme une balle, mais gare à la fin de la course, vous pourriez très vite le payer.

Il n’empêche qu’après une dizaine de kilomètres, je sens que je ronge beaucoup trop mon freins et je décide de me mettre à ma propre allure sans trop me cramer. Très vite, je distance mes amis et me retrouve seul. Ce n’est pas grave, je m’installe dans ma bulle. Les kilomètres défilent sans que je ne m’en aperçoive et je me sens bien. Et cela durera jusqu’au premier ravito. Pour parler de ce dernier, j’y retrouve Xavier et cela me fait plaisir de le retrouver. Le ravitaillement est suffisant et on peut y trouver du sucré et du salé. Je prends un verre de coca et une tranche de cake sans trop m’attarder.

Les quelques qui vont suivre vont être un vrai plaisir car le jour se lève et avec lui le soleil brille de mille feu. Les premières lueurs du jour transforme la campagne en une féérie et les odeurs matinales me font oublié m’effort du moment. Pour un court instant… Je suis assez rapidement pris de ballonnement et de vomissement. Non… Mon calvaire continue. Après Olne-SPa-Olne et le Dernier Homme Debout, cela ne pouvait pas continuer ainsi! Après un deuxième passage à l’abbaye de Villers-la-Ville. J’arrive tant bien que mal à rejoindre le deuxième ravito. Après m’être gavé de Coca et de cake/cacauette, je redémarre en espérant que ça passe.

Et heureusement, ce mauvais moment se fait vite oublié et je recommence à me sentir bien. Sur le chemin de Louvain-la-Neuve, j’allonge ma foulée, reprends confiance et du plaisir. De nouveau les kilomètres défilent sans que je m’en aperçoive et je passe très vite la moitié de course. Cette sensation est amplifiée par le faite que nous passons par mes chemins d’entrainement : je les connais bien et je les appréhender sans crainte. Je passe la base vie du 61ème où je boirai une soupe aux vermicelles, de nouveau sans m’attarder.

Et c’est à partir de ce moment là que la course se durci. Dés la sortie de Louvain-la-Neuve, nous entrons dans le bois de Lauzelle pour un enchaînement de Up and Down qui vous casse littéralement les jambes et le rythme. Mais pas le temps de se plaindre, à peine nous sortons de Lauzelle que nous devons rentrer dans le Bois des rêves pour recommencer les difficultés. La fatigue commence à pointer le bout de son nez et mon allure n’est plus du tout la même. Et pourtant…

Dans ma tête quelque chose se passe à la sortie des difficultés, je passe en mode guerrier et je rentre totalement dans ma bulle. Plus rien autour de moi ne me perturbe, ni la douleur, ni le paysage, rien! D’ailleurs je n’ai pas beaucoup de souvenir de la dernière partie de course et des deux derniers ravitos. Je cours, j’enchaîne les bornes et ce jusqu’à l’arrivée.

C’est fait! Je suis 100 bonnard pour la deuxième fois 🙂

Pour plus d’immersion, je vous laisse découvrir dans la vidéo suivante :


Vous l’aurez compris, j’ai complètement adoré ce trail des Cisterciens.

En ce qui me concerne, le physique était présent malgré le manque d’entrainement et j’avais de bonne sensation de ma foulée. Enfin une course de bonne augure pour le reste de ma saison!

Pour ce qui est de l’organisation, on voit qu’ils sont bien rodé. Un balisage presque parfait et ce, malgré le manque de fléchage sur le dernier tiers de la course. Un parcours qui profite de chaque chemin pour ainsi évité la multitude de route macadamisée que propose la région. Des ravitos bien dosé selon les distances ou ils se trouvent.

Bref! Vous l’aurez compris, j’ai pris mon pied! Il ne manquait plus qu’un paysage alpin…

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