TDS 2019 : du rêve au cauchemar

Enfin! Après des semaines, voir des mois de préparation, je pouvais de nouveau goûter à une des courses de quartier de Chamonix et l’effervescence qui les entoure. Car qui peut dire qu’il ne serait pas excité en se rendant à la Mecque du Trail? Bref! Cela ne m’était plus arrivé depuis longtemps mais le stress se mêlait à l’impatience d’avant course.

Je savais déjà à quoi m’attendre en me lançant sur la TDS car je l’avais déjà courue en 2017 avec succès. J’en avais quand même bavé à l’époque car mal préparé, en manque d’expérience et pas toujours bien équipé. Trois points que j’avais amélioré en 2 ans. Et puis, il y eu cette annonce de l’organisation : la course allait être rallongé de 25km et 1800D+…


2 heure du matin le 28 août dernier. Je me retrouvais dans ce bus rempli de coureur au départ des Houches vers Courmayeur après un trop rapide au-revoir à mes deux amours. Comme à mon souvenir il y a deux ans, ce bus était d’un silence assourdissant. Peut être, dormaient-ils tous pour rattraper la trop courte nuit précédant la course? Ou surement étaient-ils chacun dans leur bulle afin d’éviter le stress. Et comme en 2017, j’eu limite l’opportunité de fermer les yeux que nous étions déjà arrivé en Italie.

A peine ai-je posé le pied au sol, que j’entends des gens m’appeler. Bizarre en sachant que je ne suis pas censé connaitre quelqu’un ici. A ma grande surprise, c’était la team de mon ami Antoine avec qui j’avais couru une partie de l’Ardennes Mega Trail 2 mois plus tôt! Ça fait plaisir! Après avoir déposé mon sac de délestage dans la zone spécifiée, je me rends très vite vers la ligne de départ.

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Et voilà que, même avant d’avoir pris le départ, je me fais contrôlé pour le matos obligatoire. Par un belge en plus! Mais pas de problème, mon matos était au complet. Ce fut juste frustrant de tout devoir déballer et tout remettre en sachant que cela m’avait déjà pris une demi heure le jour avant.

4 heure du matin, la musique de Pirate des Caraïbes résonne dans les rues de la ville Italienne. Nous nous élançons avec Antoine et Antoine alias « Tinio », retrouvé un peu plus tôt, ainsi que 1600 autres coureurs venu du monde entier. Le stress a laissé place à l’excitation. Durant les deux premiers kilomètres traversant Courmayeur, je profite de l’extase du public et du contentement des autres coureurs.

Mais très vite, nous rentrons dans le vif du sujet : la montée vers le col Checrouï. Bien que l’ascension ne soit pas très compliquée, elle a le mérite de nous chauffer les cuissos dés le début de la course. Je décide de prendre mon temps. Je monte à rythme de sénateur car la course est encore longue. D’ailleurs je ne comprends pas très bien ceux qui s’amuse à perdre de l’énergie inutilement en dépassant sur les talus. Et sans que je vois le temps passé, nous arrivons très vite, avec Antoine, au 1er ravitos à la maison Vieille (7km/767D+ en 1h20).

Après une rapide halte pour recharger les flask en eau, nous repartons à l’attaque de la montée vers l’arrête du Mont Favre. Lors de cette ascension et sur la descente vers le Lac Combal, nous en prenons pleins les yeux. Le crépuscule commence à faire apparaître les courbes des montagnes environnantes et ce spectacle est sublimé par le serpent des frontales. Le Mont-Blanc dévoile peu à peu son coté italien qui, selon moi, est bien plus beau que le coté français.

Nous arrivons au ravito du lac Combal après un peu plus de 3h de course. À ce moment nous n’avons qu’une bonne dizaine de minutes d’avance sur la barrière horaire. Mais pas de stress, nous savons que les premières barrières horaires sont limite. Avec Antoine, nous prenons bien le temps de recharger en eau, de manger du solide et du bouillon de poulet puis nous repartons. Sur le départ, nous croisons Tonio et Jérôme alias « Dingo Traileur » qui arrivent seulement.

Je savais, de souvenir, que cela grimpait direct avec le Lac Combal vers le col Chavane. Je me rappelais surtout que ça montait fort. Mais une fois dans le vif du sujet, cela me sembla beaucoup plus facile que prévu. L’entrainement portait-il ses fruits? En tout cas, une chose est sûre, j’étais tellement bien que cette fois j’ai bien pu profiter des paysages dans la montée.

Une fois au sommet, une longue descente sur piste de 4×4 nous attend vers Alberta. Tonio, visiblement plus à l’aise en descente et en plaine en profite pour nous déposer. Mais pas pour très longtemps car nous le re-dépassons dans la montée vers le lac Verney juste avant le Col du Petit Saint Bernard.

Chose bizarre, la montée vers le Petit Saint Bernard m’avait laissé un très mauvais souvenir il y a 2 ans. Je pense que c’était déjà à ce moment là que j’avais commencé à souffrir. Pourtant, cette année, cette montée ne m’a pas paru plus difficile qu’un petit tape cul Ardennais. De bonne augure pour la suite de la course!

Au sommet, nous sommes accueilli par la #teamantoine . Ils sont super motivé et leur bonne humeur est vraiment communicative. Bref! Ça nous donne la patate pour la suite de l’aventure. Nous profitons pour nous poser un moment au ravitaillement, bien se nourrir et bien boire. Nous avons déjà parcouru 36 kilomètre en 7h.

Après un petit arrêt de 10-15 minutes, nous repartons  pour une bonne descente vers Bourg-Saint-Maurice. Cette descente est vraiment très longue et par conséquent vraiment barbante. À ce moment là, Tonio décide de nous dépasser à toute allure et Antoine d’avoir son premier coup dure. C’est clairement dans ces moments que courir en duo est intéressant. Quand l’un peine, l’autre le tire. Et c’est exactement ce que j’ai fais. Ne me demandé pas comment, ne pas d’où mais j’ai réussi à sortir une descente de feu de Dieu. À tel point que nous rattrapons Tonio et près d’une quarantaine de coureur.

Après 8h45 de course et 47 kilomètres, nous arrivons à 3 au point d’eau de Saez. je profite pour remplir les flask et boire un bon verre de coca sans trop m’attarder. Car à peine 3 kilomètres après un faux plat, nous entrons dans Bourg-Saint-Maurice. Pour Antoine, cela sonne sa première assistance autorisée. En ce qui me concerne, je reste focus. J’en profite pour me reposer, redescendre la FC et me restaurer. Pourtant nous n’allons pas y rester beaucoup à ce ravito. Les toilettes sont bondées et nous avons besoin d’y aller, du coup nous décidons de repartir pour chercher un endroit nature plus propice.

Comme il y a deux ans, le matos est contrôlé en sortie.  Dernier encouragement de la part du beau-père de Antoine et nous y voilà… Au premier gros morceau. À la première douloureuse : la montée vers le fort la Plate. J’en avais bavé en 2017 donc je décide d’y aller piano. Et malgré la chaleur, la difficulté de la montée et les 53 bornes déjà parcourues, je vais une fois de plus m’épater. J’ai un rythme de fou sans pour autant me cramer. Je dépose Antoine, qui semble souffrir d’une hypo et près d’une trentaine de coureur. Bref, je relie le fort La Plate (5,5km pour 1100D+ de montée) en 1h30 de moins qu’en 2017!

Au sommet, je décide de poser une fesse au coté de David Bertrand (Organisateur du Dernier Homme Debout). Les gens qui tienne le lieu proposent aux coureurs Soda et pizza pour quelques euros. Je ne me fais donc pas prier et décide d’en profiter en attendant l’arrivée de Antoine. Ce dernier arrivera 15 minutes après moi. Visiblement, la montée l’a marqué. Je décide donc de lui passer un coca et un morceau de pizza pour le requinquer.

Nous repartons toujours ensemble vers le Col de la Forclaz et le passeur de Pralognan (point culminant de la course). Le quart d’heure d’arrêt fut un peu trop long à mon goût et j’accuse un peu le coup. La remise en jambe est un peu douloureux. Malgré tout, la machine se remet en marche et le moral est toujours là. Très vite, la montée laisse place à des passages techniques et de magnifiques vues sur les alpes. J’adore ce genre de chemin car cela me rappelle l’Ultra Di Corsica. Sur le moment, je suis surtout content de voir ce passage en pleine journée car en 2017, je l’avais fait de nuit.

14h20 de course, nous arrivons enfin au Passeur de Pralognan. Mais nous n’arrivons pas seul à ce passage. Nous sommes nombreux à y pointer. Trop nombreux! Les coureurs arrivent tellement tous en même temps que cela crée un bouchon au sommet. La descente se fait au compte goûte en suivant une main courante sur les premiers mètres. Nous sommes, par conséquent, obligé d’attendre notre tours durant 45 min. Trois quart d’heure à se refroidir. Mais la barrière horaire, elle, ne nous attend pas. Et les minutes semblent fondre à vue d’œil.

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Du coup, une fois à notre tours, nous entamons la descente vers le Cormet de Roselend en mode fusée. La descente est technique, limite casse gueule et pour ne rien arranger, une fine pluie rend les pierres bien glissantes. Le plaisir a laissé place à la colère, à la rage et cela m’empêche d’avoir des appuis sures. De nombreuses fois, je me serai fait peur dans cette descente.

Nous arrivons au Cormet (66,50 km), accueilli une nouvelle fois par la #teamantoine, avec seulement 15 minutes d’avance sur barrière horaire. J’ai trop donné dans la descente et je ne me sens pas bien. Je suis ballonné et pourtant nous n’avons pas l’occasion de nous poser. Du coup, après nous être rapidement ravitaillé nous redémarrons à peine 4 minutes avant la barrière. Voilà mon premier coup de moins bien. Mais je serre les dents, ravale mes larmes et pense à ma femme et mon loulou.

La nuit est tombée et nous continuons notre progression vers le col de la Sauce. Et malgré un estomac capricieux sujet à des remontées acides, nous avançons vraiment bien. Antoine a la patate, il n’a qu’une seule idée en tête: repousser la barrière horaire. Et ça marche! La fatigue ne semble pas avoir d’effet sur nous, du coup nous en profitons pour pousser un peu. Il faut tout de même rester vigilant car la descente vers la Gittaz est technique et dangereuse avec son mythique passage du Curé.

Nous rejoignons le chalet de la Gittaz (74,5 km) après 18h15 de course. Le ravitaillement est surpeuplé alors avec Antoine, nous décidons de repartir aussitôt après avoir rempli nos flask et grignoté chez quelque chose. Ne nous attardons pas. Mon ventre ne va pas mieux et tout ce que j’ingurgite fini par repasser. Je décide tout de même de continuer et de serrer les dents. La forme finira bien par revenir non?

C’est reparti pour le col Ouest de la Gittaz. La côte fait mal, je ne suis pas au top. Mon mal de ventre s’intensifie et je commence à sérieusement manquer d’énergie. Je n’ai rien su avaler depuis 3-4 heures et cela commence à se faire sentir. Heureusement, Antoine me propose de fermer l’œil sur le bord du chemin pendant un quart d’heure. Je ne me fais pas prié, j’ai trop mal au ventre.

Après 10 minutes seulement, nous sommes réveillé par un coureur en train de vomir ses tripes. Nous en profitons pour repartir. Mais quelques centaines de mètres plus loin, je suis incapable de continuer et je décide à contre cœur de laisser filer mon compagnon de course.

J’arriverai finalement au sommet du col de la Gittaz, seul et à bout de force. Au dessus, les bénévoles scannent mon dossard et décident, vu mon état, de m’isoler dans la tente médicale. La prise de mes constantes confirme mon état : elles ne sont pas bonne. Ma tension est vraiment trop basse. Malgré cela, ils me laissent la possibilité repartir après un bon repos de 20 minutes.

À ce moment là, j’espérais vraiment que ce fut qu’un bon passage à vide et que la machine allait reprendre. Malheureusement non… J’arriverai, tant bien que mal, à tirer ma carcasse jusqu’au Pas d’Outray puis jusqu’à Beaufort, première base vie à 95km après 25h d’effort dont 6 heures sans rien savoir avaler. Ni eau, ni nourriture…

Arriver à Beaufort, j’eu à peine l’occasion de poser les pieds au ravito que les bénévoles médicaux venaient déjà prendre mes constantes. Et le constat ne se fit pas attendre. C’est l’arrêt obligatoire!


C’est ainsi que se fini mon aventure TDS 2019. Brutalement! Et c’est encore plus frustrant quand ce n’est pas toi, de ton plein gré, qui t’arrête… Car malgré une tension sévèrement basse, un estomac en vrac et un manque certain d’énergie, musculairement tout allait super bien!

Je garde, tout de même, un super bon souvenir de cette magnifique balade en montagne, de ces quelques kilomètres parcourus avec Antoine et de mon séjour à Chamonix en général. La TDS est vraiment une course à part dans le paysage de l’UTMB. Sauvage et technique, elle n’a rien à envier à sa grande sœur. Je retiens aussi que c’est mon 4ème abandon en 1 an. Ça commence à faire beaucoup…

Mais une chose est sûre… I’ll be back!

3 réflexions au sujet de « TDS 2019 : du rêve au cauchemar »

  1. Salut Youri
    On a fini la TDS 2017 ensemble. On a couru les 8 dernier kms entre les Houches Et Chamonix ensemble et on a un peu discuter. je te suis sur ton site et ce que je lis parfois me fais bondir.
    Tu à ma sympathie mais parfois tu fais n’importe quoi en ultra notament.
    Concernant l’AMT, je te cité « j’en avais mare de courir j’avais vu ce que j’avais a voir.  » Je pense d’un point de vu de coureur que si tu n’a pas vue la ligne d’arriver, tu n’as pas tout vu. Youri, travaille ton mental. Un ultra c’est 80% dans la tête. Tu peux pas arrêter un ultra parce que tu en à mare de courir.
    Concernant ta prépa TDS 2019. Je la pense un peu juste. Dans un post du 12 juillet, tu nous affirme peaufiner les derniers détails pour la TDS. Personnes qui va courir à cham fin août peaufine mi juillet. On a même pas commencé les WE choc. Le dernier à lieu début août. Je sais que c’est pas sympa ce que j’ecris mais c’est pour te faire réagir. Il faut que tu te fasse « mal » dans la prépa de tes ultra. Recrée les conditions physiologie et psychiques de la course à l’entraînement. Lorsque Je pars pour 7a9 heures de rando course il n’est pas rare que les nausées et la gerbe s’invite dans ma sortie. À ce moment la Je suis dans les réelle conditions de course et Je dois gérer car trop loin de mon point de départ.
    En résumé Youri
    _travaille le mental pour cela fais toi mal psychologiquement et gère ce problème seul.
    _allonge les distances en faisant du foncier.
    L’ultra c’est du foncier. La vma se fera toute seule avec le foncier.
    _fais du D+ au moins sur du vallonné à défaut de montagne.
    Les grosses sortie de 6a8 heures doivent faire partie de la prepa. je sais, c’est pas simple a caser. Ainsi que certaines courses. Par forcément longue en kms Mais avec de fort dénivelé.
    Cet années, j’ai fini L’UTMB. dossard 2622. Tu me remettra peut être. J’en ai chier pendant ma prépa (WE levée à 4h du mat pour entraînement croisée vélo rando course vélo)bien plus que pendant la course. C’est je pense l’une des clé de la réussite. L’utra est ainsi. Il faut beaucoup donné avant pour espèré avoir après.
    J’espère que j’ai pu t’aider un peu. Ne m’en veux pas trop pour mon franc parler un peu direct.
    Je te souhaite une bonne continuation et surtout ne lâche rien.

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    1. Content de te lire Claraz ! Oui je te remets 🙂 Bravo pour ta course en tout cas!

      Tout d’abord, merci de ton franc parlé ! Je sais que mon entraînement à beaucoup de lacunes. Je vais courir quand j’ai envie et c’est tout. Je ne fais pas de bloc, je ne connais pas la VMA et voilà. Sûrement parce que j’ai beaucoup « souffert » de la discipline à s’imposer durant mes 13 années de natation à haut niveau.
      Du coup, je cours au feeling. C’est pour ça que je ne donne jamais de conseils entraînement.
      Il est clair que maintenant, je vais devoir m’y atteler si je veux continuer.
      C’est tout de même difficile de se caser tout ça quand on fait entre 50et 60heures semaines au boulot.
      Mais ne t’inquiète pas, je vais faire le nécessaire. C’est prévu!

      Encore merci pour ton franc parlé. Ce sont des remarques comme la tienne qui font réagir et se prendre en main 🙂

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  2. Salut Youri,
    J’ai vu ta vidéo sur la TDS, et plusieurs détails ont confirmé ce que je pensais déjà.
    Juste pour me situer, je suis un jeune sportif amateur pratiquant VTT (max 80km) et Trail (max 40km) en Valais, donc dans les alpes.
    Premièrement l’ultra trail est effet de mode avec lequel il faut prendre des précautions. Si, à mon avis, on peut se lancer sur un marathon (trail ou route) sans grand entrainement, ce n’est pas le cas en ultra. Car l’effort demandé est tellement impressionnant, qu’un simple amateur, même en allant au bout, abîme réellement son corps. Et cela malheureusement nous le verrons seulement quand il sera trop tard. L’ultra, malgré toute la côte populaire dont il jouit, est un sport d’élite, ou du moins pour les grands sportifs (preuve en est les près de 40-50% d’abandon sur l’UTMB). Alors oui, sur un coup de chance on peut réussir sa course comme toi en 2017, mais je ne pense pas que cela doit devenir TA référence, et dès lors te permettre de faire « n’importe quoi ». C’est vraiment dur, mais il faut se fixer des barrières: trois ultras en 1 an, vu ton niveau, c’est beaucoup.
    Deuxièmement, vu que tu habites en Belgique (loin de moi de faire des préjugés), ton entrainement en dénivelé positif et même en altitude (1500m et +) ne doit pas être optimale pour encaisser une course de 9’000m d+. Cela tu n’y peux « rien » mais il faut en être conscient. Pour moi il serait plus avantageux de partir une semaine dans les Alpes (ou ailleurs) faire des stages trails à moyenne altitude (1500-2500m) et un seul ultra, plutôt que de faire 3 ultras.
    Evidemment, si tu comptes continuer à te taper de grosses distances, il est selon moi, indispensable que tu professionnalises ton entraînement, même si cela te repousse un peu. Si tu veux continuer à courir quand tu en as envie (ce que je trouve tout à fait louable), baisse tes objectifs (de distances mais pas forcément de temps) et vise du 40-50km, avec un objectif annuel type 80-90km. On y prend tout autant de plaisir, si ce n’est plus 😉
    Ensuite, je pense que les 45 min de pause au froid ne t’ont vraiment pas fait du bien, dans ces conditions là il faut faire très attention à son estomac, car si lui prend froid, ta course est fichue…
    Finalement, pour rebondir avec Claraz, et de ce que j’ai pu lire dans les magasines, les WE choc, où le but est de reproduire les circonstances d’un ultra ne sont pas la meilleure façon de progresser. On va juste fatiguer son corps et l’empêcher d’être au top le jour J. Oui, il faut se faire mal, il faut sortir de sa zone de confort, mais sur des petites durées (ex: le fractionné, montée verticale) et des efforts très court, et privilégier la récupération et l’endurance fondamentale (qui se pratique très facilement à plat).
    En Conclusion, je tiens à te dire que mon avis n’a rien de scientifique, je n’ai moi-même aucune expérience d’ultra (jamais dépassé 60km), mais j’ai un intérêt très prononcé pour cette pratique et je réalise que ceux qui ne finissent pas ou peu d’ultra, sont régulièrement les gens qui courent « pour le plaisir » et qui négligent l’importance de la prépa en se disant: l’important c’est le mental… on parle d’un sport ULTRA, personne ne va traverser la Manche à la nage en ayant fait 20 entraînements en piscine et en se disant: BAh ça passe ou ça casse, croisons les doigts. 🙂
    J’espère que mon commentaire te fera un peu réfléchir et te rendra attentif sur de nombreux points. Loin de moi l’envie de te décourager alors je compte sur toi pour prendre en compte de nombreux avis différents, car je ne pense, de loin pas, détenir la vérité, que l’on soit clair. Tout de bon pour la suite et tu verras, un jour tu auras trouvé ta place et tu prendras du plaisir que ce soit en ultra ou en trail moyen.
    Amicalement
    Alex

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