TEST : Hoka One One Speedgoat 4

Présentée comme une nouvelle réincarnation de la mythique chaussure de Hoka One One, il est indéniable de constater que la SpeedGoat en général est une réussite commerciale. Mais est-ce que ce 4ème modèle représente une nouvelle révolution ou est-elle une simple évolution du modèle actuel?

Je me souviens de mon test du premier opus, il y a plus de 3 ans déjà. Ce fut une vraie claque car aucune chaussure sur le marché (mise à part d’autre modèle de la marque) semblait pouvoir se comparer à la SpeedGoat. La chaussure se targuait de pouvoir coupler un amorti incomparable, une accroche à toute épreuve et un dynamisme à couper le souffle. Seul un chaussant trop large, peu englobant et un mesh trop fragile venait assombrir le tableau. Alors une seule question me vient à l’esprit… Cette 4ème génération a t’elle pu rectifier ces points négatifs? En bref, est-elle devenue la chaussure presque parfaite?


Fiche Technique

  • Tige en mesh complètement revue pour une meilleure respirabilité et durabilité accrue
  • Poids : 306gr en pointure 42
  • Cushioning/Hauteur de semelle : talon (32mm), avant-pied (28mm)
  • Drop : 4mm
  • Type de foulée : neutre
  • Semelles Vibram : MegaGrip sur la partie centrale et Vibram normale sur les bords
  • Crampons de 5mm
  • Disponible en 4 coloris : orange/jaune, bleu/orange, noire et vert canard/jaune

Prise en main

Paf! Dés la sortie de la boite, cette Speedgoat 4 couleur Gold Fusion est une explosion de couleurs. Il est clair que pour les coureurs détestant les couleurs ternes et peu voyantes, elles sont à banir! Mais rassurez-vous, elles existent en d’autres couleurs dont un gris/noir qui ravira les plus discrets.

Nous allons commencer par ce qui fait la particularité de la plus part des modèles de la marque à l’aigle : le cushioning. Il est démesuré par rapport aux chaussures que j’ai l’habitude de chausser. Et pourtant, ce dernier mieux intégré dans l’ensemble que sur le premier modèle. Même si l’amorti est comparable au 2ème et au 3ème modèle, il est intéressant de savoir qu’une nouvelle mousse EVA a été introduite. La semelle Vibram, quant à elle, est pensée pour pouvoir s’attaquer aux terrains les plus techniques et exigeants comme la montagne ou encore la grosse boue. Munie de la technologie Mega Grip Hi-Traction, elle offre une traction et une accroche de haut vol (aidé par ses énormes crampons de 5mm) avec une durabilité accrue.

Le mesh a été revu par rapport au 3ème modèle. Surement pour résoudre le problème récurant de déchirure au niveau du métatarse. Maintenant ce dernier a un aspect plus « platisfié », ce qui lui donne l’air plus robuste. A voir si cette matière vieilli bien avec le temps et les mauvaises conditions. Le mesh se veut aussi plus respirant, nous verrons ça aussi à l’usage. Le maintient au niveau du médio-pied est assuré par une structure-cage raccordé aux lacets. Et le part-pierres parait suffisamment englobant pour bien protéger les orteils.

Venons-en, maintenant, au chaussant. L’intérieur de la chaussure est parfaitement finie. Ne vous attendez pas à une languette bien rembourrée : elle est assez fine mais suffisante. La coque talon présente un bon maintient et le pied est bien installé.

Test sur le terrain

Time To Fly! Dés les premiers tours de jambes, ce slogan prend tout son sens. L’amorti démesuré, l’effet rulling de la semelle et son dynamisme vous font voler. Les premiers kilomètres défilent à la vitesse V-prime! Mais ces chaussures ne sont pas pensées pour le plat et les chemins faciles. Pour les pousser dans leurs derniers retranchements, il faut sortir des sentiers battus, s’aventurer dans les hors pistes, prendre les chemins les techniques…

Donc très vite, je décide de viser les chemins les plus exigeants et privilégie la difficulté. L’accroche est juste bluffante, Vibram oblige. Ni les feuilles mortes, ni la boue, ni la pierre mouillée n’arrive à bout des SpeedGoat.

En descente, les chaussures sont rassurantes de par leur accroche, leur maintien et leur stabilité. L’amorti soulage les chocs subits par les articulations. Pour les dévers, fini la chaussure déséquilibrée que j’avais testé lors du premier modèle. La Toe Box est élargie par rapport au deux derniers modèles. Et dernièrement, on souffre beaucoup moins de l’effet « échasse ».

Mais le cushioning a des défauts aussi. A cause de son épaisseur, nous avons beaucoup moins de ressenti au sol. Moi qui aime bien sentir le terrain, c’est foutu!


Conclusion

Note Hoka

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